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Revue de presse

Revue de presse des différents sites de la gauche populaire.

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mardi 2 octobre 2007

Fusion ANPE-UNEDIC : Le retour du baton, lui, ne sera pas qu'une promesse

La ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, Christine Lagarde, affirme dans un entretien publié, dans Les Echos que la fusion ANPE-Assedic permettra à chaque agent de suivre trente demandeurs d'emploi contre soixante actuellement. Selon la ministre cet objectif devrait permettre de ramener le taux de chômage à 5 % avant la fin 2012.

Alors que l'OCDE avait déjà corrigé les prévisions fantaisistes en matière de croissance de Mme Lagarde, elle récidive. Décidément, tout est bon pour effacer les baisses successives du Président de la République et du Premier ministre dans les sondages.

Si les promesses n'engagent que ceux qui les croient, il serait plus honnête pour la sincérité du débat politique d'éviter de continuellement jeter ce genre de leurre afin d'apaiser l'opnion publique, surtout quand, quelques semaines plus tard, ces même personnes se voient obliger d'invoquer l'état de l'économie mondiale pour expliquer que finalement, leurs prévisions étaient erronées...

Manifestement, « la France d'après » de Nicolas Sarkozy est à double tranchant, d'un côté les vaines promesses, de l'autre la triste réalité. Si les spin doctor du gouvernement ont décidé d'agiter la carotte devant les français, le retour du baton, lui, ne sera pas qu'une promesse.

Olivier Dartigolles, Porte-Parole du PCF

Paris, le 2 octobre 2007

Billet original sur Le blog d'Olivier Dartigolles

vendredi 28 septembre 2007

Mobilisations sociales

Mobilisations sociales Appel des partis de gauche et écologistes

La politique menée par le président de la République et sa majorité est à la fois profondément injuste et totalement inefficace.

Les 15 milliards d’€ de cadeaux fiscaux distribués aux plus riches cet été n’ont eu aucun impact sur l’emploi. Par contre, la facture va être présentée dès cet automne à tous les citoyens, et avant tout aux plus modestes, tandis que l’état des finances publiques se dégrade.

Nicolas Sarkozy met en œuvre une politique fondée sur la mise en cause des protections sociales et du droit du travail. Cette politique accroît les inégalités et la précarité pour tous, salariés mais aussi chômeurs, retraités, étudiants, jeunes. Les malades sont aussi touchés, par des franchises médicales qui feront peser un impôt supplémentaire sur leurs épaules au prétexte de financer les dépenses nécessaires à la recherche contre la maladie d’Alzheimer.

Face à cette politique, les partis de gauche et écologistes soutiennent les mobilisations unitaires d’ores et déjà prévues et à venir, pour imposer au gouvernement de réelles négociations. Ils se sont mobilisés pour exprimer leur refus des franchises médicales, le 29 septembre. Ils seront aux côtés des prochaines mobilisations à l’initiative des syndicats pour mettre en échec la politique antisociale de la droite.

Ils soutiennent une tout autre politique fondée sur la solidarité, la justice sociale, l’égalité, une autre répartition des richesses et le respect de la dignité :

Concernant les retraites, en opposition avec la politique du gouvernement, nous proposons la pérennisation du système de répartition et la prise en compte de la pénibilité du travail. En outre, il faut revaloriser tout de suite les petites retraites et des pensions de réversion. Des ressources nouvelles peuvent être trouvées du côté des revenus financiers et des stock-options.

Sur le pouvoir d’achat, enjeu essentiel à la fois pour la vie quotidienne et pour l’économie, la priorité doit être à la revalorisation des salaires, des retraites et des minima sociaux.

Les services publics doivent être renforcés, rénovés et démocratisés, notamment pour l’éducation, à l’opposé de la politique de suppression de postes du gouvernement. Il faut développer un réel service public de la petite enfance. Il est urgent de renforcer la recherche publique et l’innovation, d'investir massivement dans le soutien aux énergies renouvelables et aux économies d’énergie, de financer la construction massive de logements sociaux.

Le droit du travail doit être défendu et les pouvoirs des salarié-e-s étendus.

La politique de l'immigration doit respecter les droits et la dignité des personnes. Nous combattons la politique d’immigration de Nicolas Sarkozy et la chasse aux migrants. Le honteux recours aux tests ADN doit être abrogé définitivement.

Ensemble, comme dans les luttes contre le CPE, nous pouvons faire reculer la droite.

Les Alternatifs – Convergence citoyenne – MARS-Gauche républicaine – Mouvement républicain et citoyen – Parti communiste français – Parti socialiste.

Billet original sur Le blog d'Olivier Dartigolles

mardi 25 septembre 2007

Propos de Pierre Moscovici : Evaluer la compatibilité de Bayrou avec le PS est un jeu de dupe

COMMUNIQUE DE PRESSE

Pierre Moscovici, Député socialiste du Doubs, s'est prononcé aujourd'hui sur France 2, pour un « dialogue critique avec le centre », « pour vérifier ce qui est convergences et divergences entre nous ».

Depuis vingt ans, François Bayrou est un homme de droite : par son itinéraire, les responsabilités qu'il a exercé au sein des gouvernements de droite et par son projet politique. Prétendre aujourd'hui, qu'il y a besoin de dresser une sorte d'inventaire pour évaluer une possible compatibilité avec le Parti socialiste est un jeu de dupe.

Lorsque François Bayrou estime « qu'il ne peut y avoir de réforme des institutions sans les voix du PS ou celles de mon courant politique », cela frise le ridicule. Qui peut croire que sans groupe modem au Sénat et trois députés, le Modem est en position d'arbitre parlementaire ?

Au moment où la droite entreprend de liquider le modèle social français, sans que François Bayrou n'y voit grand chose à dire, partageant en cela les propositions du Président de la République, l'heure est à la riposte et pas aux rapprochements douteux.

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF.

Paris, le 25 septembre 2007.

Billet original sur Le blog d'Olivier Dartigolles

lundi 24 septembre 2007

Hommage à Jean Catelas.

__Hommage à Jean Catelas, Amiens, le23 septembre 2007.__

Intervention d'Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF.

Chers camarades, Mesdames, Messieurs,

Le 24 septembre 1941, Jean Catelas était guillotiné à la suite du verdict du tribunal spécial créé par Vichy, pour satisfaire aux ordres de l’occupant allemand, en représailles de l’acte de résistance du colonel Fabien. Chaque, et c'est tout à son honneur, la Fédération de la Somme honore la mémoire du député Picard du Front populaire

Chacun sent bien que ce 66ème anniversaire prend une dimension particulière, en raison de choix du président de la République de rendre un hommage national à Guy Môquet, fusillé à Châteaubriant, dans des circonstances et pour des causes analogues un mois après l'assassinat de Jean Catelas.

La mise à mort du jeune lycéen Môquet et du cheminot picard Catelas par l’Etat Français ne repose que sur cet unique motif : leur appartenance au Parti Communiste. Au lendemain de la grande tuerie de la Guerre de 14, l’aîné, Jean Catelas, qui fit la quasi totalité de la guerre au front et participa à la bataille de Verdun, est parmi ceux qui traduisent leur dégoût de la guerre et de la faillite de la IIe Internationale en adhérant à la IIIe Internationale et au nouveau Parti communiste. Il s’y distingue rapidement, prolongeant son engagement au syndicat avant d’être l’un des 72 députés communistes élus en 1936, lors des élections qui voient la victoire du Front Populaire. Refusant de laisser se développer le danger du fascisme et de la guerre en Europe, Jean Catelas s’engage dans les Brigades internationales. Avec ses camarades de la Brigade « La Marseillaise », il participe à la bataille de l’Èbre du 14 juillet 1938, et sera un des derniers à quitter le sol espagnol en compagnie de la Pasionaria, avant que la nuit du franquisme ne s’abatte, pour 40 ans, sur l’Espagne, victime de la non-assistance à République en danger. Déchu de son mandat de député en 1939, il entre dans la clandestinité avant d’être condamné par défaut puis arrêté, le 14 mai 1941.

Fils d’un autre député communiste arrêté dès octobre 1939, Guy Môquet n’a que le temps de s’engager dans les jeunesses communistes. Il est arrêté pour activités communistes, peu après son père, le 13 octobre 1940, à l’âge de 16 ans.

Dans la période terrible qui, entre 1939 et 1941, voit s’enchaîner le pacte germano-soviétique, la « drôle de guerre », comme on dit puis la guerre, la défaite et la déliquescence de la République au profit du régime fasciste de Vichy, les communistes sont les premiers à subir la répression, jusqu’à la mort. Ces deux noms, Jean Catelas et Guy Môquet, en sont des figures exemplaires.

Qu'on me permette ici de faire quelques remarques à partir de leur double histoire. Tous deux, je l'ai dit, sont arrêtés entre l'été 40 et l'été 41. Nous sommes alors dans la période la plus noire de la guerre. Apparemment aucun espoir n'est permis. La France s'est effondrée. Hitler a gagné sur tous les fronts. Mussolini fanfaronne. Franco éructe. Les complices du Führer sont au pouvoir à Budapest, à Bucarest, à Helsinki, à Lisbonne. La dictature fasciste semble s'imposer partout en Europe, du Nord au Sud, de l'Atlantique aux frontières soviétiques ; le drapeau nazi flotte sur Berlin et Paris, Varsovie et Prague, Belgrade et Bruxelles, Oslo et Copenhague ; les ultras triomphent en Asie avec le Japon impérial. Même la Grande Bretagne, seul vrai lieu de guerre alors, semble bientôt devoir s'effondrer sous les bombardements allemands. La peste brune se croit installée pour des siècles, pour toujours ! Et c'est au plus profond de cette nuit barbare que des gens osent se lever, dire Non, non au nazisme, non à ses vassaux collaborateurs. Ils ne sont alors qu'un tout petit nombre mais ils défient les pouvoirs, appellent à ne pas se laisser faire. Leur courage est proprement bouleversant. Ils sont un exemple formidable de courage et de dignité humaine. Les engagements de jean Catelas et de Guy Môquet montrent bien que les communistes, aux côtés d'autres progressistes, de chrétiens, entrèrent en résistance avant juin 1941, date de l’entrée en guerre de l’URSS, contrairement à une rumeur persistante qui prétend le contraire. Dès l'automne 40, le jeune Môquet distribue des tracts et inscrit sur les murs des slogans disant: Hitler fauteur de guerre! Non la misère! Non aux collabos! C'est le 10 juillet 1940, peu après l'Appel de Londres du général de Gaulle, que le PCF lance un « Appel au peuple de France »! C'est l'été 40 que se reconstitue la jeunesse communiste et dès l'automne 1940 ont lieu les premières actions des « bataillons de la jeunesse », organisation communiste clandestine. C'est le 11 novembre 1940 qu'a lieu la première grande manifestation contre l'Occupant à Paris! C'est en mai 1941 que le PCF lance un appel à la constitution d'un mouvement patriotique, le « Front national de lutte pour la liberté et l'indépendance de la France » ! C'est du 26 mai au 11 juin 1941 que se déroule la grève des mineurs du Nord Pas-de-Calais. J'ajoute qu'à la même époque Jean Catelas et ses amis syndicalistes se remobilisent. Lui-même remet sur pied en juillet 1940 la direction clandestine des cheminots.

Qu'une partie de la direction communiste prenne, ces mêmes mois, des initiatives condamnables et que nous avons depuis condamnés (guerre qualifiée d'impérialiste, demande de légalisation de L'Humanité) n'enlève rien à ce fait d'évidence: Jean Catelas, Guy Môquet ont ouvert, avec d'autres, la voie à la Résistance française.

Les drames que vont vivre Jean Catelas et Guy Môquet sont des drames franco-français. C'est l'Etat français qui donne la chasse aux députés PCF et fait arrêter ces parlementaires dès octobre 1939. C'est un député français, François Chasseigne, qui le 16 janvier 1940, demande la peine de mort contre les communistes. Il précise que cela doit se faire, je cite, « sans autre forme de procès » et avec « pour certains d'entre eux, le coup de pistolet derrière la nuque ». C'est un autre député français, Georges Barthélemy, président de la commission chargé de la « déchéance » des députés du PCF, qui précise le 20 février, toujours de la tribune du parlement : « Thorez, Catelas et tant d'autres devraient non pas subir le feu d'un peloton d'exécution, ce serait leur faire trop d'honneur, mais être poussés sous le couperet de M. de Paris ». Un an plus tard, il pourra être satisfait : Catelas est guillotiné sur décision des juges de Pétain et de Laval.

Et c'est le même scénario que l'on retrouve avec Guy Môquet: ce sont des policiers français qui l'arrêtent gare de l'Est, ce sont des juges français qui le maintiennent en prison, ce sont des gendarmes français qui le gardent au camp de Châteaubriant, c'est un sous-préfet français qui participe à la désignation des otages du 22 octobre 1941, dont le jeune Môquet. Autrement dit, c'est une droite et une extrême droite revanchardes qui se chargent de la chasse aux communistes, qui exécutent elle même ou livrent ses victimes au bourreau nazi.

Mais il faut dire plus encore : ces crimes contre nos camarades ressemblent à s'y méprendre à des crimes de classe. Le ministre de l'Intérieur de l'époque, le sinistre Pierre Pucheu, était lui-même un patron enrichi dans l'import-export, très proche des milieux dirigeants du patronat, le MEDEF de l'époque en quelque sorte. Lui et les siens avaient côtoyé les dirigeants syndicaux lors des grandes négociations du Front populaire. Ils n'avaient pas digéré les formidables avancées sociales de l'époque, qui rognaient sur leurs profits et leur pouvoir. « Plutôt Hitler que le Front Populaire » répétaient-ils depuis. Avec l'effondrement de la République et l'installation de la clique de Pétain, leur rêve se réalisait, en somme ; rêve de revanche sociale, rêve d'effacement du cauchemar que fut pour eux le Front populaire, avec ses usines occupées, ses augmentations de salaires, ses 40 heures, ses congés payés. Ils prenaient leur revanche dans sa forme la plus radicale, la plus définitive : la mort pour les représentants du monde du travail coupables d'avoir revendiqué leurs droits. Ces gens se soumettaient sans peine à l'occupant, profitant de l'aubaine pour régler leurs comptes. Enfin, chers amis et camarades, le dernier enseignement que nous livre encore aujourd'hui les vies et les morts de Jean Catelas, de Guy Môquet, il est contenu dans cette phrase de Lucie Aubrac : RESISTER SE CONJUGUE AU PRESENT. En proposant la lecture de la dernière lettre de Guy Môquet dans les écoles le 22 octobre prochain, Nicolas Sarkozy propose une vision dépolitisée de l'histoire, un mensonge par omission en somme. Séparer chez Guy Môquet le « patriote » du « communiste », comme le fait le Président de la République, est à la fois absurde et malhonnête. Jean Catelas comme Guy Môquet étaient portés par l'idée communiste, une idée venue de loin, sans cesse étouffée, sans cesse renaissante et qui se reconnaît simplement à son irréductible refus de l’oppression et de l’exploitation.

Est-ce parce qu’il croit cette idée morte à jamais que le Président Sarkozy se risque à faire du jeune communiste Môquet une icône pour notre jeunesse ? Peut-être. Il revient à ceux qui portent aujourd’hui l’idée communiste, à tous ceux qui gardent au cœur « la cause juste et noble, la cause humaine et belle » qu’évoque Catelas dans la dernière lettre à sa femme, de remettre sur pied cette histoire, d'ouvrir un nouveau chapitre. De faire passer la flamme de l'indignation de génération en génération. De redire combien il faut savoir parfois désobéir. De réapprendre aux jeunes, qui se sentent très concernés, qui raisonnent, qui interrogent, les leçons de ses années noires. D'expliquer l'énorme générosité, l'humilité aussi qu'il y avait chez Môquet ou Catelas. De réfléchir à ce que peut signifier l'engagement. De reconstruire des droits. Reconstruire l'espoir.

Le 22 octobre prochain, dans les établissements scolaires de France, il sera question d'un môme de Paris, chahuteur et frondeur, qui allait être fusillé avec d’autres otages communistes, et qui avait une vision de l’avenir et une espérance de révolution qui l’avaient conduit à écrire sur les murs de la baraque de Chateaubriant : " Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir".

Comme nous l'avons été aujourd'hui, par cette initiative, en rendant hommage à Jean Catelas.

Billet original sur Le blog d'Olivier Dartigolles

jeudi 20 septembre 2007

« Ne rien changer, ce serait renoncer »

Gauche . Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, revient sur la réunion du Collectif Ripostes et le débat

sur l’avenir de la gauche. Selon lui, pour reconstruire l’espérance, les communistes devront innover.






Mardi, s’est tenue la réunion du Collectif Ripostes proposée par Marie-George Buffet lors du débat de la gauche à la Fête de l’Humanité. Êtes-vous satisfait de la déclaration commune adoptée ? La montagne n’accouche-t-elle pas d’une souris ?

Olivier Dartigolles. Avec cette déclaration commune, la décision de se revoir dès vendredi pour continuer à travailler, nous sommes sortis d’une situation qui devenait insupportable. Quatre mois après l’élection de Nicolas Sarkozy, la gauche était incapable de se mettre autour d’une table pour réagir. Chaque jour de plus devenait un jour de trop. Au regard de cette situation, la réunion de mardi, le jour même où le président de la République annonce ses intentions pour mettre à bas le système social français, est importante. C’est une réussite à mettre au compte de ce qui s’est passé à la Fête de l’Humanité, où s’est exprimée l’exigence très forte que la gauche dégage une perspective. Marie-George Buffet en a fait aussi, dès sa rentrée politique, l’axe fort de ses discours, illustrant la détermination du Parti communiste. Et je pense que les 40 organisations, qui sont à l’initiative de la journée d’action du 29 septembre contre les franchises médicales, jugeront très utile que les forces de gauche disent ensemble : « Nous en serons. » Comme les organisations de jeunesse avaient estimé très positives les prises de position de la gauche contre le CPE. Il y a beaucoup de travail devant nous, mais l’événement de cette semaine, à gauche, c’est que ce travail démarre.

Même si vous considérez que la renaissance du Collectif Ripostes est une bonne nouvelle, cela n’épuise pas le travail sur l’avenir de la gauche. La crise est profonde et le débat de la Fête de l’Humanité a montré que les divergences restent fortes ?

Olivier Dartigolles. C’est vrai, bien que l’attitude, combative ou non, qu’il convient d’adopter face à la politique de Sarkozy fasse partie intégrante du débat. Nous n’opposons pas la nécessité de la riposte à la confrontation qui doit se mener sur les projets alternatifs à cette politique et aux débats sur l’avenir de nos formations et des constructions politiques à venir. Nous pensons qu’une gauche qui renoncerait à faire reculer l’emprise des marchés financiers, ou à changer la nature des pouvoirs à tous les niveaux de la société, n’a pas d’avenir. Mais il ne suffit pas de le clamer. Nous-mêmes avons beaucoup à travailler sur notre propre projet. Si nous avons décidé un congrès, c’est bien parce que nous avons conscience que les questions sont très lourdes, et qu’elles nous concernent directement.

Si ce débat porte aussi sur l’avenir du communisme et du Parti communiste, cet avenir, vous le voyez comment ?

Olivier Dartigolles. Ce dont je suis sûr, ce pour quoi je milite, c’est qu’il peut y avoir un avenir pour le communisme et les communistes. On peut avoir des doutes, des tâtonnements, il ne faut pas les craindre : nous nous posons des questions dans une situation difficile. Des opinions s’expriment mais rien n’est tranché, et les communistes n’ont pas à se ranger derrière telle ou telle option. Nous devons répondre à plusieurs types de questions. Quel est le projet des communistes ? Ils veulent changer la société, oui mais en quoi et comment, qu’est-ce qui est possible ? Il faut reconstruire une espérance mais nous n’avons pas tout à réinventer. Nous avons déjà beaucoup travaillé. Nous avons de bonnes propositions, d’avenir, nouvelles, mais leur cohérence entre elles, le sens qu’elles donnent à notre volonté de changer la société et le monde n’apparaît pas aux yeux de notre peuple. Et quand la droite, avec Nicolas Sarkozy, élève le niveau de sa bataille sur les idées, nous paraissons désarmés. __ La question de l’existence du Parti communiste lui-même est posée et certains parlent de nouveau parti…__

Olivier Dartigolles. Bon courage à celui qui dit aujourd’hui : voilà la solution. Mais selon moi, il faut des ruptures. Penser qu’on va pouvoir continuer comme avant, sans rien changer, ce serait renoncer. Nous sommes en retard sur la droite, sur les libéraux, pour organiser la bataille politique. La gauche a besoin de lieux d’échange, de passerelles, de dialogue pour organiser, dans la riposte politique à Nicolas Sarkozy, le combat pour une alternative, pour travailler à une dynamique à vocation majoritaire. Pour moi, il n’existe pas de solution écrite d’avance. Il faut ouvrir un processus et que le congrès extraordinaire envoie un message fort : le Parti communiste français est disponible pour y participer. En s’y engageant pleinement, il se transformera pour rendre efficace son combat émancipateur. Si c’est de cela que nous discutons, si c’est à cela que nous travaillons, nous serons attractifs.

À ce propos, un portait de vous, paru dans le Monde vendredi dernier, vous a présenté en rivalité avec Marie-George Buffet en suggérant que, si rien ne bouge au PCF, vous pourriez adopter une position de combat ?

Olivier Dartigolles. Ce qui est vrai dans ce portrait – ce n’est pas un entretien –, c’est que je suis, avec les communistes, dans un état d’esprit combatif pour aller au bout du débat. Mais cela n’a rien à voir avec une quelconque rivalité avec Marie-George Buffet. Bien au contraire ! Parce que, comme elle, je pense que nous avons besoin d’un débat de fond et sans esquive. Elle a appelé chacune et chacun à s’exprimer, et elle a raison. Après la Fête de l’Humanité, notre direction est placée devant une grande responsabilité. Il faut que le débat ait lieu avec tout le sérieux nécessaire pour avancer. Comment ? Avec l’ensemble des communistes, dans un climat fraternel où chacun peut s’exprimer tranquillement sans crainte d’être montré du doigt et étiqueté. C’est dans cet état d’esprit que je travaille.

Entretien réalisé par

Olivier Mayer

Billet original sur Le blog d'Olivier Dartigolles

mardi 21 août 2007

récidivistes : il faut créer des postes de magistrats, de psychologues, de psychiatres, de personnels hospitaliers.

PARIS (AFP) - Le PCF a estimé lundi que les mesures annoncées par le président Nicolas Sarkozy pour lutter contre la délinquance sexuelle s'apparentent à un "effet d'annonce" puisque que sa politique de suppressions de postes ne donne pas à la justice "les moyens" nécessaires.

Les propos de Nicolas Sarkozy sont "l'exemple d'un effet d'annonce" car "il manque les moyens pour la politique qu'il annonce", a affirmé à l'AFP Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste.

"Pour que Sarkozy soit en cohérence avec ses propos, il faut la création de postes de magistrats, de psychologues, de psychiatres, d'hospitaliers" et "un plan de formation pour les personnels", a-t-il souligné.

Or, selon lui, "la politique" que mène M. Sarkozy, notamment le "non remplacement de fonctionnaires" partant à la retraite, ne va "pas dans ce sens". "Ce qui manque dans la déclaration présidentielle, c'est le nombre de postes qu'il entend créer", a ajouté le porte-parole du PCF.

Billet original sur Le blog d'Olivier Dartigolles

vendredi 10 août 2007

La fête, côté cours.

Pour ceux qui ne connaîtraient la fête de l'Huma que pendant les 3 jours de son déroulement, je vous invite à aller voir le blog de son équipe d'implantation : http://fete-humanite-07.skyrock.com/

Vous y découvrirez une équipe jeune et dynamique, qui vous montrera l'ensemble du montage de la fête.

Billet original sur Le blog de Manuel Blasco

la gauche unie ?

Si on n'a des difficultés à voir quelles sont les valeurs que partage l'ensemble de la gauche, en tout cas, il semble y avoir un mot qui la rassemble : la forge.

Exemples : - L'organe central du Parti communiste ouvrier de France : La Forge. - Le site du prochain congrès du Pcf : AlternativeForge. - Le titre du prochain livre de Benoit Hamon, porte-parole officieux du Ps : La Forge.

Dont acte !

Billet original sur Le blog de Manuel Blasco

mardi 31 juillet 2007

Il faut une alternative au mépris !

« Les élus communistes veulent engranger des logements sociaux pour constituer un stock électoral. Les mauvais résultats des dernières législatives du PCF montre que ce n’est plus payant. Face aux problèmes sociaux, une partie de l’électorat de gauche finit au contraire par quitter le département. » Cette déclaration de Gilbert Roger, maire socialiste de Bondy et 1er vice-Président du conseil général de Seine-Saint-Denis, sonne d’abord comme une véritable provocation envers les habitants des quartiers populaires.

Ceci en premier lieu parce que M. Roger semble tirer un trait d’égalité entre logement social et problèmes sociaux. Ces propos stigmatisant semblent malheureusement partagés par une large partie de la classe politique qui assimilent les difficultés des populations des quartiers populaires à leur habitat. Un déplacement de la question sociale vers la question urbaine qui va souvent de pair avec une occultation de problèmes structurels comme le chômage massif ou le surcroît de sous qualification d’une partie des habitants des quartiers populaires. Il est ainsi bien plus facile de stigmatiser les populations et l’habitat que de s’attaquer aux véritables causes du mal-vivre d’une partie de la population.

Le plus dramatique est que cette pensée est à l’œuvre dans la mise en place de nombre de politiques publiques, comme le contrôle accru des chômeurs ou bien la destruction de logements sociaux dans des opérations de renouvellement urbain. Dans le cas du logement social, la pensée dominante, dont M. Roger se fait l’écho dans ses déclarations, a réussi à imposer l’idée que le logement social était du logement de mauvaise qualité destiné à « des populations à problèmes ». Niant pour une part la réalité – il y a du logement social de très bonne qualité et il n’y a pas d’automaticité à ce que ceux qui y habitent connaissent des difficultés sociales – ce discours prépare le terrain à ce qu’il est commun d’appeler « la mixité sociale » et qui ne cache dans bien des cas qu’une politique de « chasse aux pauvres ». Ainsi, au nom de cette politique, il est aujourd’hui bien plus commun de construire des logements en accession à la propriété, à des prix prohibitifs pour les classes les plus populaires, en lieu et place de logements sociaux que de construire des logements sociaux au milieu de quartiers pavillonnaires. Une politique qui participe à déplacer les problèmes, au lieu de les résoudre et qui est suicidaire au regard des besoins en logements accessible à tous.

C’est cette même pensée qui destine le logement social aux plus pauvres, avec l’idée que le service public ne serait destiné qu’à être un filet de sécurité pour ceux qui n’auraient pas accès au marché. Alors que l’on peut imaginer qu’une véritable politique alternative propose à chacun, quelle que soit sa situation, et selon par exemple un système de loyer calqué sur celui du quotient familial, d’accéder à un parc de logement sociaux de qualité, conséquent en nombre, varié sur la taille des logements et la localisation géographique. Ce qui permettrait de sortir les classes populaires et les classes moyennes des contraintes du marché du logement. Au lieu de les diviser, cela permettrait pour une part de les solidariser.

Ces déclarations sont une provocation en deuxième lieu parce que M. Roger imagine qu’une grande partie des habitants de logements sociaux votait, jusqu’à une période proche, « naturellement » pour le Pcf. La thèse du lien entre conditions matérielles d’existence et conscience politique est, ou du moins a été, largement partagée notamment à gauche. Mais la vision mécaniste de cette thèse, sur laquelle M. Roger semble s’appuyer, invite à penser que les habitants des logements sociaux n’auraient aucune intellectualité propre, et auraient été jusqu’il y a peu « prisonniers » de leurs conditions d’existence dans leur choix politique. Cela s’apparente, à mon avis, à une négation de la pensée des gens, singulièrement ceux des quartiers populaires.

En plus de cela, les propos de M. Roger semblent accréditer la thèse d’une absence de politique dans les quartiers populaires. Ce ne sont pas les problèmes sociaux qui font que ceux que M. Roger décrit comme « une partie de l’électorat de gauche » quittent le 93. C’est la combinaison d’un discours stigmatisant et diviseur, tenu par toute la droite mais aussi malheureusement une partie de la gauche, et de l’absence d’une perspective crédible pour régler les problèmes structurels de notre société et dont les populations des quartiers populaires sont les premières victimes.

C’est là que résident, à mon avis, les deux défis qui sont soumis à la gauche, et singulièrement aux communistes. Il faut tenir un discours alternatif de celui qui domine actuellement, méprisant et stigmatisant vis-à-vis des populations qui subissent le plus les inégalités produites par la société capitaliste. Et dans un même temps construire, en interaction avec la population, une perspective de résolutions des inégalités et d’émancipation de chacun. Mais cela ne peut se faire que si l’on considère les gens comme étant capable d’avoir une pensée propre, et non comme étant prisonniers de leur habitat, de leur quartier, ou de tout autre chose dans la structuration de leur pensée.

Billet original sur Le blog de Manuel Blasco

lundi 16 juillet 2007

L’Europe nous intéresse. On veut savoir. On veut décider.

Appel de Marie-George Buffet.

« Chaque jour davantage, c’est en Europe que se joue notre avenir. Pour une très large part, les décisions et les politiques de l’Union européenne détiennent les clés de ce que sera la vie des peuples européens ces prochaines années.

« Un nouveau traité est en cours de rédaction. Il devrait être finalisé puis imposé par les gouvernements des 27 aux peuples d’Europe dans la plus grande précipitation : un sommet européen doit l’adopter à la mi-octobre et sa ratification, sans débat ni consultation populaire, est prévue dans la foulée.

« Ce traité prétend répondre aux Non français et néerlandais. Mais derrière l’affichage d’un abandon de dispositions parmi les plus symboliques de la constitution européenne, ce projet prévoit bien le maintien des orientations libérales de l’Union européenne, pourtant de plus en plus contestées partout en Europe. Ce « mini-traité » ne corrige pas la constitution européenne. Il en perpétue, avec une grande hypocrisie, tous les objectifs politiques :

« limiter le débat aux questions institutionnelles pour empêcher toute discussion sur les politiques de l’Union et ainsi bloquer toute avancée vers une Europe des droits, du progrès social, de la protection de l’environnement et de la paix.

« Continuer l’impuissance politique face aux délocalisations. L’Europe pourrait pourtant contribuer à faire reconnaître de nouveaux droits aux salariés. Nous avons aussi besoin d’une Europe, à l’OMC, prête à en finir avec la loi du plus fort. Mais aucune modification des traités existants n’est prévue sur ce point.

« Refuser, toujours, d’aller vers l’éradication du chômage et de créer les conditions d’une sécurisation de l’emploi ou de la formation. Refuser, toujours, d’utiliser l’argent autrement, de le mettre au service des peuples en rendant prioritaire, par exemple, l’augmentation des salaires et le renforcement des droits à la sécurité sociale. En effet, aucun débat, et encore moins de réforme des statuts de la BCE, n’est envisagée dans ce nouveau traité.

« Continuer de remettre en cause les services publics. Il faut pourtant de nouvelles règles en Europe pour assurer à tous les Européens un égal accès aux services de communication, aux transports, à la santé, à l’énergie, à l’Education et la culture. Et contrairement aux annonces faites par le président Nicolas Sarkozy, la concurrence libre et non faussée restera inscrite dans le marbre des traités européens et en inspirera donc les politiques.

« Continuer le sacrifice de l’agriculture familiale. Nous avons pourtant besoin de l’Europe pour promouvoir la souveraineté alimentaire des peuples du monde et garantir aux paysans d’Europe et du monde des prix rémunérateurs de leur travail. Là encore, ce nouveau traité ne prévoit aucun changement politique.

« Continuer à prendre du retard sur les transformations à opérer contre le réchauffement climatique ; préférer accompagner la puissance américaine plutôt que de s’engager pour une paix juste au Proche-Orient. L’Union européenne a pourtant toute légitimité pour nous amener dans la voie d’un développement durable, respectueux des droits des peuples et de l’environnement. Mais elle ne prévoit aucune initiative sur ces questions fondamentales.

« Ce traité simplifié ne vise donc qu’à continuer l’Europe telle qu’elle est. Il ne pourra donc répondre aux défis de notre temps. Cette Europe n’est pas celle qu’attendent les peuples européens. Elle est celle que nous avons rejetée.

« Alors, ensemble, mobilisons-nous pour faire connaître la vérité sur ce nouveau traité et son caractère inacceptable en l’état ! Mobilisons-nous en France et en Europe, dans les semaines qui viennent, pour clarifier son véritable contenu, le modifier en montrant ses conséquences sur la vie quotidienne de nos concitoyens et en soulignant qu’il ne répond pas aux exigences populaires ! Mobilisons-nous pour exiger un débat public et pluraliste devant déboucher sur un référendum : le Parlement et sa majorité UMP ne peut pas s’octroyer le droit de passer outre le Non des Françaises et des Français.

« Le PCF s’engage dans cette bataille. Cette grande campagne d’information et de mobilisation, à l’échelle de l’Europe, sera aussi menée par le Parti de la gauche européenne. D’autres initiatives européennes vont avoir lieu. J’appelle les hommes et femmes de gauche, les forces de gauche à se rassembler sur cet appel ; je leur demande dans les jours qui viennent d’organiser des rencontres, de prendre toutes les initiatives permettant la mobilisation la plus large possible, rassemblons-nous pour changer l’Europe et donc aussi changer nos vies ! »

Billet original sur Le blog d'Olivier Dartigolles

jeudi 5 juillet 2007

Réaction au discours de politique générale prononcé par François Fillon

C’est un Premier ministre à la peine qui, cet après-midi dans sa déclaration de politique générale, a juste confirmé ce que tout le monde savait déjà : il n’est pas le pilote dans l’avion, pas plus qu’il ne détermine la politique de la Nation.

En ce jour de résultat du baccalauréat, Monsieur Fillon ne peut évidemment prétendre à aucune mention : il s’est contenté de réciter un pâle copier-coller du programme du président de la République.

Mais si la forme fut poussive, elle n’aura évidemment pas réussi à cacher la violence dramatique du programme avancé par le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy.

Logement, emploi, réforme fiscale, sécurité sociale, école, immigration. Sur tous les sujets, comme l’a dit le président du groupe GDR à l’Assemblée nationale Jean-Claude Sandrier, « nous ne sommes pas dans la réforme, nous sommes dans la régression. Nous ne sommes pas dans la modernité, nous sommes dans l’anachronisme. »

L’augmentation de la TVA, le bradage du logement social, l’instauration d’une franchise médicale, la généralisation de la précarité au travail, la suppression de milliers de postes dans l’Education nationale : toutes ces mesures annoncent de nouvelles et terribles difficultés quotidiennes pour des millions de Françaises et de Français. Les moyens existent pourtant pour favoriser la réussite effective de tous nos concitoyens. Mais le gouvernement a préféré défendre sa seule clientèle, celle des plus riches et des puissants.

Avec les députés communistes, républicains, verts et ultra-marins du groupe GDR à l’Assemblée nationale, mais aussi dans l’ensemble du pays avec toutes celles et ceux qui se refusent à une telle régression démocratique et sociale, le PCF, ses élus et ses militants, seront ces prochaines semaines et ces prochains mois dans la riposte et la résistance, mais aussi dans la construction d’une alternative politique durable à la politique de la droite.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

Paris, le 3 juillet 2007

Billet original sur Le blog d'Olivier Dartigolles

mardi 12 juin 2007

Médias : Intervention d'Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

Les Grands Débats de BFM Mercredi 13 juin de 10h à 11h Thème : Quel avenir pour le Parti communiste ? L'émission aura lieu en direct et sera animée par Olivier Mazerolle. Avec la participation de : Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste ; - Alain Krivine, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire ; - Henri Weber, député européen socialiste.

LCI : Le Grand journal de la Rédaction. Mercredi 13 juin de 18H30 à 18H45. Olivier Dartigolles sera l'invité de Michel Field dans le cadre de l'interview « Oui/Non ».

Billet original sur Le blog d'Olivier Dartigolles

lundi 4 juin 2007

candidats au legislatives : reponse au questionnaire FSU

ci-joint la réponse de Sebastien Laborde, qui peut servir d'argumentaire ailleurs : cliquer ici

Billet original sur Le blog école d'avenir

samedi 2 juin 2007

L'adversaire de la gauche.....la droite !!!!

Selon la propre expression de Nicolas Sarkozy, la droite veut frapper « vite et fort ». Son objectif, dès le mois de juillet lors d'une session parlementaire extraordinaire, est de « saisir une occasion historique de transformer la France en profondeur », comme l'indiquait F.Fillon en début de semaine. Cette politique, servie par une communication habile, aggraverait avec une ampleur inédite celle qui a été menée par les gouvernements Raffarin et Villepin et qui fut désavouée à plusieurs reprises par les français. Le Gouvernement nommé dans la foulée de la victoire de la droite le 6 mai dernier est un super cabinet présidentiel, confirmant l'aspiration du président de la République à concentrer tous les pouvoirs entre ses mains, avec comme feuille de route la mise en oeuvre, à marche forcée, du programme du candidat de l'UMP.

Hier, dans les rues de Pau, une dame me questionnait sur les franchises pour le remboursement des soins. En s'interrogeant : « c'est peut-être une solution pour le trou de la sécu ? ». Bien au contraire, le projet d'une franchise de 10 euros pour les premiers actes médicaux va accroître les inégalités dans le domaine de la santé sans répondre aux vrais questions du financement de la sécurité sociale. Autre sujet d'actualité, la droite laisse entendre, non sans succès, que la déduction des interets d'emprunts immobiliers profiterait au plus grand nombre. Faux. Cette mesure, selon l'avis même des professionnels, aurait pour conséquence une nouvelle flambée des prix dans l'immobilier et les principaux bénéficiaires seront ceux qui disposent de la plus grande capacité d'endettement, c'est à dire les plus riches. A l'inverse, les catégories les plus populaires risquent de voir disparaître la possibilité de prêt à taux zéro. Nous pourrions multiplier les exemples, notamment avec le projet d'une libre concurrence éducative dans le secondaire et à la l'Université, où encore la casse programmée du code du travail, pour illustrer une politique extrêmement régressive qui aspire à tout emporter sur son passage : le pacte républicain, les solidarités, la justice sociale.

Nous pouvons y résister dès les élections législatives avec l'élection d'un maximum de candidats de gauche dans toute leur pluralité, avec, comme cela fut le cas depuis 2002, un groupe communiste comme point d'appui des luttes et des mobilisations populaires.

Ici en Béarn, terre politique qui suscite bien des commentaires et des questionnements du fait de l'ancrage de F.Bayrou, tout doit être fait pour mobiliser l'électorat de gauche dès le premier tour. Danielle Raucoules, Claire Rey, Hervé Cabannes et Louis Labadot, candidates et candidats soutenus par le Parti communiste, s'y emploient.

Comment pourrait-on imaginer, dans les conditions actuelles, que celui qui a remplacé André Labarrère à la mairie de Pau ne soit pas pleinement engagé dans cette bataille politique? Lors des campagnes électorales, l'ancien maire de Pau savait décrocher des flèches qui affaiblissaient la droite. Il n'a jamais transigé sur ce point : pour la gauche, l'adversaire, c'est la droite. Y.Urieta devrait s'en inspirer et je ne doute pas qu'il agisse en ce sens dans la dernière ligne droite de la campagne. Je ne cesse depuis trois années d'alerter sur la menace d'une victoire de la droite lors des prochaines élections municipales à Pau. Chacun sait parfaitement l'impact du résultat des législatives sur les élections locales du printemps prochain. Pour gagner en 2008, nul ne peut faire l'impasse sur la victoire de la gauche en 2007. Bref, il s'agit aujourd'hui de résister à la droite Sarkozyste avec l'élection du plus grand nombre possible de députés de gauche puis reconstruire la gauche de demain.

Billet original sur Le blog d'Olivier Dartigolles

jeudi 31 mai 2007

législatives : Appel d’enseignants du Lycée DARSONVAL Saint-Maur

Fort de son résultat aux élections présidentielles le gouvernement Sarkozy-Filloon veut frapper vite et fort

Les mesures annoncées pour les prochaines semaines sont particulièrement inquiétantes. : service minimum, suppression de la carte scolaire, non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, « mini-traité européen »

Si l’ultra libéralisme avance ainsi à visage découvert c’est qu’il est convaincu que la gauche est durablement abattue et qu’il ne rencontrera aucune résistance sur son chemin.

Faut-il lui laisser le terrain libre ? Nous ne le pensons pas.

Certes la gauche est affaiblie. Certes elle n’a pas pu – pas su ? – mobiliser les électeurs sur un programme capable de répondre aux aspirations de notre peuple.

Mais ces aspirations n’ont pas disparu. Il faut de toute urgence se donner des points d’appui pour résister à des décisions aux conséquences dramatiques Il faut reconstruire l’espoir à gauche.

Les députés communistes ont montré, par leur opposition sans concession à la droite libérale, leur attachement à la défense des services publics, de la recherche et de l’éducation et à la promotion d’une politique ambitieuse et réaliste pour la satisfaction des revendications populaires.

Leur présence dans le parlement futur sera un gage que la voix des défenseurs des ces aspirations ne sera pas étouffée. Plus largement l’influence du parti communiste sera un signal de résistance contre le gouvernement et d’espoir pour notre peuple. Nous voterons et vous appelons à voter pour les candidats communistes ou soutenu par les communistes aux prochaines élections législatives.

Annick Janoir, Martine Milhet, Diane Deguenon, Dominique Le Corre, Vincent Metzger, Gilbert Limarola, Franck Le Magouarou, Gwenaella Régnier.

Billet original sur Le blog école d'avenir

jeudi 24 mai 2007

Législatives 2007

Chers internautes,

Rendez-vous sur http://ianbrossat.fr pour suivre ma campagne pour les élections législatives dans la 11ème circonscription de Paris (quartiers Plaisance et Petit-Montrouge du 14ème arrondissement).

Billet original sur Le blog de Ian Brossat

TF1 / nominations : Le mercato présidentiel se poursuit

Selon le journal "Libération", Nonce Paolini deviendrait le nouveau « patron » de TF1, tandis que le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, Laurent Solly, serait quant à lui, le munéro 2 avec le poste de directeur adjoint. L'information est confirmée directement par Franck Louvrier, conseiller en communication du chef de l'Etat.

Avec Nicolas Sarkozy, tout devient effectivement possible, y compris de nommer son directeur de campagne à la direction de la chaine de télévision la plus regardée. La toile du Président de la République ne se tisse plus dans l'ombre, son réseau, notamment au sein des grands moyens d'information, se construit désormais au grand jour, certains journalistes faisant leur arrivée à l'Elysée et à Matignon qaund un proche collaborateur du candidat de l'UMP est parachuté à la tete de TF1.

Ainsi va l'indépendance des médias selon Nicolas Sarkozy, tel un mercato orchestré par une présidence totalement décomplexée au fort relant berlusconien qui se fixe l'objectif, facilité par la concentration des groupes de communication, d'anesthésier l'opinion publique en controlant les grands moyens d'informations.

Paris, le 22 mai 2007

Billet original sur Le blog d'Olivier Dartigolles

dimanche 20 mai 2007

législatives : tract et texte pour journal de circonscription

ci-joint des matériels au format word produits par le collectif école de la fédération du val-de-marne, à utiliser pour réappropriation locale (par exemple, le dernier apragraphe sur l'enseignement supérieur peut être remplacé par des batailles locales), cliquer sur les liens pour :

Dans les matériels à disposition plus anciens, dantant de la campagne présidentielle, plusieurs argumentaires peuvent être utilisés pour les matériels des candidats aux élections législatives et différents tracts peuvent être adaptés. Voir les catégories et liens ci-contre à droite pour trouver ce qui vous intéresse...

2007_05_legislatives_ecole_tract_v94_p1.gif 2007_05_legislatives_ecole_tract_v94_p2.gif

Billet original sur Le blog école d'avenir

vendredi 18 mai 2007

Gouvernement Fillon : La gauche n'a pas sa place au centre sous peine de se rallier à la droite

Gouvernement Fillon : La gauche n'a pas sa place au centre sous peine de se rallier à la droite

Concernant « l'ouverture » qui caractériserait le gouvernement Fillon, personne ne doit s'y tromper. L'équipe gouvernementale a été directement composée par le nouveau Président de la République qui entend exercer les pleins pouvoirs.

Les ministres issus de l'UMP seront en mission contre le pacte républicain, les solidarités, l'égalité, la justice sociale.

La nomination du Président du groupe UDF à l'Assemblée nationale n'est pas une surprise, tant les députés centristes ont, au cours de la dernière législature, apporté leur soutien aux principales lois des gouvernements Raffarin et Villepin.

Plus choquante est la présence de personnalités issues du Parti socialiste. La recherche de plus en plus affirmée au cours de la dernière période entre certains dirigeants de gauche et la droite centriste n'a-t-elle pas créé les conditions politiques ouvrant la voie à l'idée que le travail avec la droite était aujourd'hui possible ? Pour certains, jusqu'à intégrer une équipe gouvernementale pilotée par Nicolas Sarkozy.

Là encore, personne ne doit s'y tromper, l'opération, très certainement habile sur le plan de l'image et d'une pseudo modernité, ne marque en rien un infléchissement de l'orientation politique de la droite. Ces ralliements se font au service du programme du candidat de l'UMP.

Plus que jamais la gauche doit de rassembler sur ses valeurs et ses combats. Face au danger d'une ultra-droite, constuire la résistance et reconstruire la gauche.

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF

Paris, le 18 mai 2007.

Billet original sur Le blog d'Olivier Dartigolles

jeudi 10 mai 2007

Quelle probité attend on d'un Président ? Exemple avec M. Sarkozy !

Le groupe Bolloré abonné aux marchés d'Etat

Un article d'amnistia.net

Pour tenter de dissiper le trouble né de sa proximité avec les dirigeants du groupe Bolloré, et l'éventuel conflit d'intérêt que pourrait cacher le prêt d'un jet privé et d'un yatch de milliardaire, Nicolas Sarkozy a prétendu que son ami Vincent Bolloré ne faisait aucune affaire avec les services de l'Etat français.

Il s'agit là d'un mensonge éhonté.

Il suffit de consulter le Journal Officiel de la République Française, dont Nicolas Sarkozy est de fait le rédacteur en chef, pour trouver de multiples traces des contrats qui lient le groupe Bolloré et différents ministères.

Le groupe Bolloré, qui ne possède pas qu'un jet privé mais une compagnie de fret qui répond au sigle SDV a remporté un juteux marché de 36 millions d'euros de la part du commissariat de l'Air:

Annonce N°907, publiée le 26/09/2005 dans le BOAMP 041 C, dépt. 75 Avis d attribution de l'annonce N°157, publiée le 27/01/2005 Nom et adresse officiels de l'organisme acheteur: direction centrale du commissariat de l'air, service administratif du commissariat de l'air (SACA 875)...

Référence de la publication au B.O.A.M.P.: Parution n° 15 B, annonce n° 157 du 27 janvier 2005 Référence d'identification du marché qui figure dans l'appel d'offres: 04/20 du 13/10/2004. Objet du marché: transport de fret par voie aérienne commerciale (Vac) à la demande et pour le compte du ministère de la défense. Type de marché de services: 3.

Classification C.P.V.: Objet principal: 62000000-2.

Critères d'attribution retenus : Offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères énoncés ci-dessous : - valeur technique (3000 points) ; - prix des prestations (2200 points). Type de procédure: marché négocié Valeur totale estimée (H.T.) : 36 000 000 EUR Nom du titulaire/organisme: Société SDV - lI, zone de fret 33 rue de Remblai, 95706 Roissy Charles-de-Gaulle. Date d'attribution du marché: 17 juin 2005. Nombre total d'offres reçues: 3. Date d'envoi du présent avis à la publication: 4 juillet 2005. Procédure négociée sans publicité préalable mais avec mise en concurrence:

Aucune offre ou aucune offre acceptable (déclaration d'infructuosité) n'a été reçue en réponse à un avis d'appel public à la concurrence une procédure ouverte.




SDV a égalment noué de fructueux contact avec le Ministère des Affaires Etrangères comme le montre ce contrat signé à l'automne 2006 :

Annonce N°368, publiée le 06/11/2006 dans le BOAMP 050 C, dépt. 75 Avis d attribution de l'annonce N°200, publiée le 15/12/2005 Nom et adresse officiels de l'organisme acheteur: ministère des affaires étrangères. Personne responsable du marché : M. le directeur général de l'administration, dga 23, rue la Pérouse, 75775 Paris Cedex 16 courriel: pascale.tremen@diplomatie.gouv.fr, adresse internet: http://www.france.diplomatie.gouv.fr.

Référence de la publication au B.O.A.M.P.: Parution n° 232 B, annonce n° 200 du 15 décembre 2005 Référence d'identification du marché qui figure dans l'appel d'offres : 05/243 du 30 novembre 2005.

Objet du marché: traitement de la valise diplomatique fret. Ce marché est un "contrat sensible" au sens de l'arrêté du 18 avril 2005 (publié au JORF du 20 avril 2005) relatif aux conditions de protection du secret et des informations concernant la défense nationale et la sûreté de l'état dans les contrats. Type de marché de services: 20.

Classification C.P.V: Objet principal : 63112000. Type de procédure: dialogue compétitif. Valeur totale estimée (H.T.): montant minimum: 1400000 EUR Ht- Montant maximum: 5600000 EUR Ht

Nom du titulaire/organisme: SDV, à l'attention de Mme Dominique de Amorin parc d'activité des bellevues 2 avenue des bellevues, 95610 Eragny-sur-Oise. Part de la sous-traitance inconnue.

Date d'attribution du marché: 10 août 2006. Nombre total d'offres reçues: 6.

Autres informations: Critères d'attribution Valeur technique: pondération de 60% Prix des prestations : pondération de 40% Valeur de la prime (ou des primes) attribuées (H.T.): 1000 EUR. Date d'envoi du présent avis à la publication: 25 septembre 2006.

Ces quelques exemples réduisent à néant les déclarations maltaises de Nicolas Sarkozy : son ami Vincent Bolloré, tout comme Arnaud Lagardère, tout comme Martin Bouygues, tout comme François Pinault, réalise une grande partie de son chiffre d'affaire annuel avec les marchés d'Etat.

Le candidat Sarkozy ne cessait de se référer aux pays nordiques durant sa campagne, louant le modernisme de leur fonctionnement institutionnel.

En fait, ce n'était que poudre aux yeux.

Le modèle qu'il revendique avant même d'être entré en fonction se situe sous un autre parrainage: celui d'un autre habitué des mers siciliennes et maltaises, le Cavaliere Berlusconi.

Billet original sur Le blog de Manuel Blasco

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