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mardi 2 octobre 2007

Inventivité

Non ce n'est pas un poisson d'avril, c'est une vraie idée de Christine Boutin qui lui est venue à Lyon, grâce à la délocalisation de son ministère du logement. Une idée à 250 000 Euros, le prix de cet aller-retour fructueux en province.
boutin.jpg

Billet original sur Le blog de riposte

Démocratie participative

Ci-joint un article de Télérama sur la mise en place d'un site à l'Assemblée Nationale pour permettre de donner droit à la parole aux citoyens.

"Le concept de démocratie participative, un peu cabossé ces derniers temps, reprend du poil de la bête. Toujours grâce au Net. Pour redorer le blason de sa police, la Nouvelle Zélande vient de lancer un wiki. Le système d’édition en ligne, instantané et modifiable par tous, est ouvert à ceux qui désirent faire des suggestions ou réviser certains articles de loi jugés trop désuets ou ambigus. En France, l’Assemblée nationale vient d’ouvrir le site Simplifions la loi sur lequel les professionnels du droit, mais aussi les citoyens, sont invités à faire des propositions précises de modifications. Objectif : « Abroger des dispositions devenus inutiles » et « suggérer la réécriture de dispositions inintelligibles ou ambigües. » Ces informations seront ensuite examinées par la Commission des lois qui proposera régulièrement des réformes au Parlement. Les contributions affluent déjà sur le site. Ce nouveau feed back pour législateur permettra-il de lutter contre l’inflation galopante des textes ? Alors qu’en 1973, les lois promulguées sur une année tenaient sur 620 pages, en 2006, elles en représentaient 1 966 ! ◆ P.A."

Billet original sur Le blog de pcfleman

Puisque l'humour ne change rien !

Puisque l'humour ne change rien !

Une peintre exeptionnelle, une vie de roman : communiste, marié au peintre Diego Rivera, père des tagueurs, maîtresse de Trotsky, ..., accidentée de la vie. Le Mexique lui rend hommage, espérons que la France reçoive bientôt cette exposition.

Le web est très prolifique sur les sites sur Frida, par exemple :

http://www.vivamexico.info/Index1/FridaKahlo.html

http://www.evene.fr/arts/actualite/centenaire-naissance-frida-kahlo-peinture-mexique-923.php

philippe tixier

Billet original sur Le blog libre

Arrêtez le ! Aux armes avocats !

Arrêtez le ! Aux armes avocats !

Devedjian n'en peu plus ! Avocat lui même, il clame, déclame sur canal+ (la matinale du 28 9 7) que la révolution française a été faite par les avocats ! Robespierre, ..., Danton, Camille, ...

En fait, le peuple, pour lui, ne compte pas ou plus ! La révolution sans le peuple est elle possible ? Une question qui aurait pu être posée à JFC pour son oral devant le bâtonnier, afin de devenir avocat par curcus parallèle et ainsi cumuler les fonctions de maire, député, chef de groupe de députés, et deux jours par semaine avocat d'affaire ! Nul doute qu'il n'a pas fallu lui dire deux fois à monsieur Copé de travailler plus pour gagner plus !
Mais comment fait-il ? Quel homme !

Etonnant, non ?

On en est malheureusement là !

Le ridicule ne tue pas mais la honte et le silence l'ont déjà fait !

Décidément, le monde est complexe.
Mon Blog : http://libre.gauchepopulaire.fr/
Pour autant je suis content de ne pas avoir de doute ni d'idée comme celles là au sujet de Marie-George Buffet. ! L'automne ne peut être que chaud !
philippe tixier

Billet original sur Le blog libre

lundi 1 octobre 2007

... et n'oubliez jamais !

Billet original sur Le blog de carcassonne

C.Q.F.D.

Billet original sur Le blog de carcassonne

L'harmonisation des retraites par le haut financièrement possible.

Par Pierre Khalfa, secrétaire national de l'Union syndicale Solidaires, membre du conseil scientifique d’AT TAC.

Les salariés des régimes spéciaux sont-ils des pr­ivilégiés? La question pourrait paraître hallu­cinante au regard des rémunéra­tions et des parachutes dorés des ­grands patrons ou des gains financiers des actionnaires. Re­marquons tout d'abord que ce sont les réformes, ou plutôt les contre-réformes, Balladur de1993 et les accords Arcco-Agirc de 1996 pour le secteur privé et la loi Fillon de 2003 pour les fonc­tionnaires qui ont mis à mal l’équivalence qui existait entre tous les régimes de retraite.

 En effet, malgré des systèmes organisés de façon assez différente, on aboutissait, en moyenne, à une parité entre retraités des régimes spéciaux de la fonction publique et du secteur privé.Au prétexte d'équité <.maintenant mise en avant, le gouvernement voudrait aujour­d'hui s'attaquer aux régimes spé­ciaux.

L'équité consisterait ainsi à aligner tout le monde vers le bas. Notons que l'argument financier est peu employé pour justifier cet alignement vers le bas. En effet, le régime d'EDF-GDF est bénéfi­ciaire et contribue à la solidarité nationale en participant au finan­cement d'autres régimes, et les projections indiquent que celui de la SNCF serait en équilibre à l'ho­rizon 2020.

Au-delà, même si elle est utilisée par le patronat et le gouvernement comme un épouvantail destiné à faire accepter un certain nombre de régressions sociales, la question de l'équité est tout à fait réelle.

Tout le problème est de savoir si l'équité consiste à généraliser aux salariés des régimes spéciaux les mesures in­justes qui ont déjà touché le secteur privé et les fonctionnaires?

Répondre à cette question sup­pose de regarder l'évolution prévi­sible des retraites.

Le premier rap­port du Conseil d'orientation des retraites (COR), en 2001, indiquait que l'abrogation des mesures ré­gressives prises à l'encontre du sec­teur privé nécessiterait à l'horizon 2040 une augmentation de 15 points de cotisation lissée sur 40 ans, soit 0,37 point par an.

On a du mal à croire qu'une telle aug­mentation des cotisations patro­nales aurait un impact catastrophique sur l'économie.

Ce chiffre doit d'ailleurs être revu à la baisse, au vu des dernières perspectives dé­mographiques notées par le der­nier rapport du COR.

Remar­quons que le COR indiquait que l'impact d'un retour à 37,5 annui­tés de cotisations pour le secteur privé serait faible : 0,33 %.

Billet original sur Le blog de carcassonne

Ira-t'on jusque là ?

Billet original sur Le blog de carcassonne

Retraites : Une campagne de désinformation de grande ampleur

Par Alain Obabia, membre du Comité exécutif national du PCF, membre du Conseil économique et social.

L'offensive du gouvernement vise, en réalité, l'ensemble des retraites, celles des régimes spéciaux comme celles du régime général. François Fillon vient de réaffirmer que la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein devrait passer à 41 annuités entre 2009 et 2012, ce qui est une in­terprétation extensive de sa propre loi de 2003.

N'oublions pas non plus que Laurence Parisot réclamait récemment le passage à 42 annuités.

La charge contre les régimes spéciaux s'ins­crit dans cette logique de dégradation globale et d'alignement par le bas. Elle donne lieu à une campagne de désinformation de grande enver­gure.

On veut faire croire qu'en attaquant les ré­gimes spéciaux, on réglerait le problème global. Or, les salariés relevant de ces régimes représen­tent aujourd'hui moins de 5 % de l'ensemble. A qui fera-t-on croire que ces mesures régleront le problème pour les 95 % restants ?

Le gouvernement dit vouloir rétablir l’équité. Or, pour l'essentiel, les dispositions plus favo­rables des principaux régimes spéciaux ont des contreparties: la pénibilité du travail, les horaires décalés et le travail le week-end'; un taux de rem­placement de 10 % plus bas en moyenne que dans le secteur privé car les primes ne sont pas incluses dans le calcul de la retraite, etc.

Pas la moindre trace de privilèges dans ces réalités. Le véritable scandale est que le patronat refuse de tenir compte de la pénibilité du travail dans le secteur privé où existent des situations comparables. Cela fait presque trois ans qu'il bloque les négociations.

La stratégie du gouvernement et du MEDEF, c'est la régression pour tous. Cela s'inscrit dans leur volonté d'instaurer un « contrat social » épousant au mieux les exi­gences de compétitivité et d'attractivité du grand capital dans la financiarisation mondia­lisée.

Le véritable problème est celui de la part de richesses consacrées aux nouveaux besoins nés de l'évolution démographique. Financer la retraite pour tous avec 37,5 annuités de cotisa­tions est possible. Cela représente 4 points de PIB jusqu'en 2040.

Ils seront largement assurés par le doublement des richesses créées dans le même temps, à condition toutefois de s'attaquer aux vrais privilèges, ceux des actionnaires du CAC 40 et des marchés financiers.

Il faut en finir avec les allégements de charges sociales

 sans effet sur l'emploi (plus de 25 mil­liards d'euros

cette année), percevoir sur les pro­fits financiers

une cotisation sociale au même taux que celle prélevée

 sur les salaires, revoir les coti­sations des

entreprises pour pénaliser les déloca­lisations,

 les restructurations génératrices de chô­mage et favoriser

 les politiques d'emplois.

Cette question est en effet déterminante pour l'équilibre

d'ensemble du système.

Il est donc important de rétablir les faits, de ne pas se lais­ser

impressionner par la violence de l'offensive.

 Le Parti communiste entend jouer tout son rôle dans cette

  bataille. Il se félicite des actions déci­dées par les organisations

 syndicales le 18 oc­tobre prochain et appelle à la mobilisation

pour assurer leur succès. Le rassemblement qu'il or­ganise le

27 octobre à Paris sera une occasion forte de riposter et de

 promouvoir les solutions alternatives relevant d’un autre

choix de société.

Billet original sur Le blog de carcassonne

Le fric et le pouvoir font souvent péter les plombs !

Le fric et le pouvoir font souvent péter les plombs !

Encore une célébrité qui pète les plombs !

Pourtant celui qui a « lémergie » débordante le matin, William a pété les plombs !

Il en fait des tonnes, en fait il est tout seul sur le service public et autre TV du Matin, mis à part canal+, son public est pratiquement captif ! Il joue sur du velour !

Mais peut-on accepter qu'il étrangle son collaborateur ? Le tv-correct a dit non ; Nous on aurait aimé des images !

Rien ne justifiera qu'on meurt au travail ! J'espère que les pdg de renault et peugeot le comprennent enfin.

Toujours d'actualité !

« Il faudrait que les riches soient moins riches et les pauvres moins pauvres ! » François Mittérand.

Etonnant, non ?

« Après une question d’un journaliste belge infiltré dans la salle, Nicolas Sarkozy en a profité pour régler ses comptes. La télévision belge avat diffusé les images de son discours un peu haché au G8, le présentateur expliquant que le Président n'avait visiblement "pas bu que de l'eau" ». (rue89.com)

Nicolas Sarkozy a expliqué qu’il venait ce jour là de monter plusieurs étages à pied, et qu’il ne boit de toute façon jamais d’alcool.

Etonnant, non ?

Reçu par des enseignants : « Le ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos, s’exprime aujourd’hui sur le projet de loi de finances 2008.

Vous pouvez retrouver son discours vidéo à l’attention des personnels de l’éducation nationale dès à présent sur le site www.education.gouv.fr. »

Visiblement le ministère ou le ministre à un problème avec les apostrophes !

Peut-être une prochaine loi pour les rendre optionnelles !

Peut-être une prochaine loi sur les liaisons !

Peut-être une prochaine loi sur l'utilisation du franglais !

Peut-être une prochaine loi pour les élèves : travaillez moins et gagnez moins !

Ca va bouger à l'éducation !

Etonnant, non ?

On en est malheureusement là !

Le ridicule ne tue pas mais la honte et le silence l'ont déjà fait !

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philippe tixier

Billet original sur Le blog libre

"La rhétorique sarkozienne" par Judith Bernard (article qui nous est proposé par notre ami Jean Paul)

mains_sur_le_coeur.jpgSi vous l’avez raté (mais est-ce seulement possible ?), voici un tout petit digest de la prose présidentielle entendue jeudi soir dans la lucarne. Une micro-dose de rhétorique sarkozienne, un échantillon de quelques minutes plongé dans mes petites éprouvettes perso. En réponse à la question de PPDA sur la prise en compte ou non de la pénibilité des tâches dans la réforme du régime des retraites, Sarkozy a commencé comme ça : « Ecoutez : moi j’ai été élu par les Français pour résoudre les problèmes de la France. On m’a pas élu pour commenter les problèmes de la France ; on m’a élu pour trouver des solutions ».

« Ecoutez » : ça commence avec un phatique (qui n’a d’autre vocation que d’assurer le contact, ça n’a aucune valeur informative - de même que l’ explication à laquelle je me livre ici, que mes lecteurs fidèles connaissent par coeur). Phatique ultra-classique, qui présente l’avantage, par sa forme impérative, d’instaurer un léger, mais indiscutable, rapport de force entre celui qui le prononce et celui à qui il est adressé (c’est une forme adoucie de : fermez-la), et de ne coûter à son locuteur aucun effort cognitif (pendant qu’il le prononce, lentement, automatiquement, il gagne du temps, et économise sa pensée, occupée à former la suite de la phrase : toujours ça de gagné). Rien là que de très banal : tous les politiques l’emploient, pour les mêmes raisons, avec les mêmes effets. Puis vient cet éloquent préambule, spécifiquement sarkozyste : « on m’a pas élu pour commenter les problèmes de la France, on m’a élu pour trouver des solutions », En d’autres termes : refus de la politique du « commentaire », qu’on pourrait appeler la métapolitique, au profit de la politique de l’action. On observera que disant cela, Sarkozy COMMENTE les motivations supposées de ses électeurs et son propre projet politique : il fait donc exactement la métapolitique qu’il prétend récuser. Ça s’appelle une antiphrase : ou l’art d’affirmer une « vérité » que le contexte énonciatif dément formellement. C’est une aberration ; mais avec un peu d’aplomb, ça passe pour une évidence. Ça continue : « les Français s’inquiètent du financement de leurs retraites », « c’est un problème depuis des années », « il y a des décisions qui n’ont pas été prises toutes ces années, eh ben il faut les prendre. Tranquillement, simplement ». Tous ces énoncés n’ont aucune valeur politique dans le sens que Sarkozy vient de donner à sa fonction : ils ne formulent aucune solution. En dépit de son engagement initial, Sarkozy ne fait pas autre chose que commenter les problèmes des Français – et que dire alors de son engagement originel, celui du candidat promis au triomphe : « je ferai ce que j’ai dit, je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas ». A l’échelle de quelques phrases, et de quelques minutes, déjà, il n’y arrive pas (tout rhétoricien sait d’ailleurs qu’il est à peu près impossible de tenir ce genre de promesse, et qu’il vaut mieux s’abstenir de les faire). Et ça continue : « je veux dire deux choses aux Français : d’abord il ne faut pas stigmatiser cette catégorie de Français (ie : les cheminots, les gaziers, les électriciens, les agents de la RATP : Sarkozy cite ces professions concernées par les régimes spéciaux, omettant évidemment d’évoquer les autres – on ne lui en voudra pas, personne n’en parle). Ils ne sont pas coupables ». Manquerait plus que ça : voici donc que par cette réfutation saugrenue (qui a dit que coupables, ils l’étaient ???), il en fait des victimes de quelque stigmatisation qu’il viendrait protéger de sa magnanime autorité. La victimophilie présidentielle est donc si grande qu’elle est prête à s’inventer des objets là où nulle victime pourtant n’est venue se plaindre ? « Je veux dire », insiste-t-il, se livrant à un classique exercice de… métalangage, ou l’art de commenter sa propre énonciation. Sarkozy aime décidément beaucoup le méta, quoi qu’il en dise. Il aime aussi beaucoup l’autorité, la sienne surtout, puisqu’avec son adresse aux Français leur commandant de ne stigmatiser personne, Sarkozy est encore en train, l’air de rien, de donner un ordre (encore une forme adoucie de « fermez-la ») Il poursuit : « D’abord il y a la pénibilité de leur travail, ensuite il y a l’histoire des luttes sociales dans ce pays, ça compte, et lorsqu’ils ont été embauchés (à la ratp, à la sncf etc), ils ont trouvé un régime, ils ont trouvé un statut : il ne s’agit pas de les accuser de quoi que ce soit ». On aura compris que ces réfutations saugrenues (« il ne s’agit pas de les accuser ») sont des tropes communicationnels : Sarkozy fait ici semblant de parler à la France qui stigmatise (dont il postule, sinon invente, l’existence), tandis qu’il parle en réalité aux supposés stigmatisés, dont il fait ses victimes protégées : c’est l’équivalent d’une caresse sur la tête prodiguée à tous les bénéficiaires de régimes spéciaux. Alors faisons le point : l’entretien est commencé depuis plusieurs minutes. Démarré en fanfare par le refus de la politique du commentaire, Sarkozy n’a pour l’instant fait que cela : commenter, commenter toujours, et il continue « Ils sont pas privilégiés parce que c’est des ptits salaires, et que c’est des boulots qu’sont difficiles. Et j’voudrais vous dire une chose, c’est qu’j’ai pas oublié l’attitude de ces fonctionnaires lors de la tempête de 1999 on était bien contents de les trouver, les électriciens, lorsque tout s’était effondré, et j’ai pas oublié le courage des agents de la RATP lorsqu’il y a eu les émeutes de 2005 ». Stop. On aura bien sûr noté au passage le glissement progressif, comme lors de chacune de ses allocutions télévisées, de raccourci syntaxique en apocope syllabique, vers ce que j’ai appelé jadis la langue du peuple (ou comment Nicolas Sarkozy joue l’idiome du village). Ainsi se construit sinon l’image, du moins le bruit de l’homme proche du peuple que l’avocat d’affaires a si bien imprimé dans l’imaginaire collectif, par quoi il a pu faire croire qu’il était l’ami des petites gens. Mais j’arrête là décidément parce que cette allocution comme toutes les autres, je n’ai pas pu l’écouter en entier. Je ne supporte pas, je ne supporte plus la parole politique qui fait du bruit du bruit du bruit avant de parler, si l’on peut appeler « parler » la livraison, en passant, de la fameuse solution dont Sarkozy prétend que c’est la seule chose qu’on attend de lui: la solution tout le monde la connaît (alignement des régimes spéciaux sur le régime général, transition aménageable dans le temps avec prise en compte de la pénibilité, sans préciser ni sous quelle forme, ni dans quelle mesure) – et l’on peine toujours à comprendre qu’il faille tout ce barnum rhétorique pour finir par dire ce que tout le monde savait déjà. Au fond RIEN ne s’est véritablement dit dans le passage que je viens de décortiquer. D’où l’intérêt de le décortiquer : car pendant qu’il ne nous disait rien, mais qu’il parlait tout de même, Nicolas Sarkozy faisait non seulement de la politique (celle qu’il récuse, celle qui ne fait que blablater), mais surtout de la rhétorique, l’air de rien : flattant les uns, commandant aux autres, dominant chacun et parlant comme tout le monde, il faisait passer mille messages à la minute, mille massages imprimant doucement, « tranquillement, simplement » comme il répéta beaucoup ce soir là, dans la masse molle de notre imaginaire l’empreinte forte, très forte, qu’il entend y laisser.

Billet original sur le collectif de rognac

La manifestation à Carcassonne

Billet original sur Le blog de carcassonne

Franchises médicales : mobilisation en cours.

Pari réussi, estime le collectif de quelque cinquante organisa­tions, associations, syndicats, partis de gauche ­à l'initiative de la première journée de sensibilisation et de mobilisation contre les nouvelles franchises sur les dépenses de soins.

À deux se­maines du débat parlemen­taire, qui prévoit d'imposer cette mesure dès le 1 er janvier prochain, entre 20 000 et 30 000 personnes, au total, ont pris part samedi à une soixantaine de réunions pu­bliques et de rassemblements dans l'Hexagone. Ils et elles étaient ainsi 1 500 à Nantes, 600 à Caen, 200 à Grenoble, autant à Strasbourg et à Nîmes, 300 à Limoges, autant à Carcassonne, etc.

Parterre rempli, balcon copieusement garni, le gym­nase Japy, à Paris, a fait le plein.

Quelque 2 500 per­sonnes sont venues donner le coup d'envoi de la campagne contre le projet gouverne­mental.

La réunion prit la forme d'un forum qui donna à entendre la riche polypho­nie des oppositions à ce mau­vais coup monté contre le droit à la santé.

Près de quatre heures durant, le mi­cro est passé entre les mains de plusieurs dizaines de re­présentants d'organisations, de simples citoyens aussi.

Et les uns et les autres ont fait tomber toutes les justifica­tions avancées, y compris les plus pernicieuses, par le chef de l'Etat et sa ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

 Ponction quasi indolore, limitée, épargnant les plus dé­munis? Petit geste à la portée de chacun pour servir la noble cause de la lutte contre la maladie d'Alzheimer, et pour ramener à la raison des « consommateurs de soins »…

La mobilisation a bien débutée, n’en déplaise à une presse aux ordres et va s’amplifier dans les jours à venir, au vu des « visages nouveaux » et des jeunes dans les défilés.

Billet original sur Le blog de carcassonne

Guy Môquet: le sens de l'engagement

Billet original sur Le blog de carcassonne

Je la lirai, en toute lucidité...

        Lettre ouverte au Ministre de l’Education Nationale, par Aline Louangvannasy, professeure de philosophie au lycée Rive-Gauche à Toulouse, secrétaire régionale de la CGT Educ'action Midi-Pyrénées, a propos de la lecture de la dernière lettre de Guy Môquet à ses parents dans les établissements scolaires.

Monsieur le Ministre,

Le 22 octobre 2007, je lirai la lettre du jeune Guy Môquet, puisque mon statut de fonctionnaire m'impose l'obéissance à ma hié­rarchie. La lecture de ce texte sera l'occa­sion d'expliquer aux élèves comment l'école de la République a eu, à un moment donné de l'histoire française, pour fonc­tion de construire artificiellement un sentiment d'identité nationale en enseignant aux jeunes Aveyronnais, aux jeunes Bre­tons, aux jeunes Alsaciens, une même langue et une même histoire.

Une histoire événementielle construite de symboles, de héros, de batailles gagnées, de monuments commémoratifs, qui n'avait qu'un seul ob­jectif : construire une identité nationale et faire naître dans le cœur de chacun un même sentiment patriotique, sentiment qui a malheureusement conduit beaucoup d'entre eux à partir à la guerre la fleur au fusil.

Ce bref rappel nous permettra de po­ser la question de la vérité historique et de l'instrumentalisation de l'histoire par le pouvoir politique.

La lecture de cette lettre sera aussi l'occasion de poser la question éthique du sens de l'obéissance.

Les poli­ciers français qui ont arrêté Guy Môquet et ses camarades obéissaient aux ordres.

Étaient-ils responsables? Avaient-ils le choix? Le ministre de l'Intérieur Pucheu et le sous-préfet Lecornu qui ont établi la liste des otages fusillés sont-ils coupables? ­

Mes élèves sont vifs d'esprit et ne man­queront pas l'occasion de faire d'eux-­mêmes des parallèles avec l’actualité.

Les policiers français et les préfets qui font du chiffre aujourd'hui, en condamnant à une mort certaine les sans-papiers qui ont fui leur pays, sont-ils responsables? Sont-ils des criminels?

De même, le professeur qui devrait enseigner le sens de la critique, l'exigence de la vérité et qui se fait l'ins­trument du pouvoir en obéissant, est-il complice du pouvoir?

En cours de philo­sophie, nous pourrons aborder à partir de ces interrogations la thèse d'Hannah Arendt sur la banalité du mal. Inévitable­ment, par voie de conséquence, le débat portera sur le sens de la révolte et de la désobéissance. Ce qui nous donnera l'oc­casion de travailler un sujet de dissertation souvent donné au baccalauréat: «Peut-on désobéir à la loi? »

 Nous reviendrons alors sur le sens de la révolte du jeune Guy Mô­quet et sur la question de l’engagement.

Monsieur le Ministre, j'aurais aimé que vous puissiez venir expliquer à mes élèves que la mort de Guy Môquet n'a pas été in­utile.

J’aurais aimé que vous leur expli­quiez comment, en créant une fonction pu­blique forte au service de l'intérêt com­mun, le gouvernement issu de la Résistance avait, à la Libération, posé les bases d'une société juste fondée sur la solidarité et le respect de la dignité de tous, d'une société qui ne se fermait pas aux exilés victimes de toutes les guerres qu'elles soient politiques ou économiques.

J'aurais aimé que vous puissiez leur expliquer le sens de votre engagement à servir l'intérêt commun en leur donnant de vrais moyens pour étudier, de vrais moyens pour se construire comme des femmes et des hommes libres.

Malheureu­sement, même si vous faisiez l'effort du dé­placement, je crains que vous ne puissiez être crédible. Nous lirons la lettre de Guy Môquet alors que nous ne pouvons plus assurer les heures d'éducation civique obli­gatoires.

Mes élèves ne sont pas dupes et c'est ce qui me donne de l'espoir dans l'avenir.

Billet original sur Le blog de carcassonne

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Billet original sur Le blog de carcassonne

Les éducateurs prennent le président à la lettre !

EDUCATION : Quatorze organisations adressent une lettre ouverte à Sarkozy: « Nous voulons une autre politique pour garantir la réussite de tous. »

Après la «Lettre aux éducateurs", place à la lettre des éducateurs. Quatorze organisations (syn­dicats de personnel, de ly­céens ou d’étudiants, fédéra­tions de parents et mouve­ments pédagogiques) signent une lettre ouverte au prési­dent de la République (1), plagiant là le moyen choisi par ce dernier, début sep­tembre, pour s'adresser à eux.

Nicolas Sarkozy y exposait ses appétits pour l'école (l'Humanité du 5 sep­tembre). Elles(2) lui formu­lent les leurs. Ce n'est pas, à proprement parler, une ré­ponse du berger à la bergère. Plutôt une mise au point, afin que tout soit clair quant aux objectifs visés par les uns et les autres.

«La lettre de M. Sarkozy dit tout et son contraire», explique Jean-Jacques Hazan, secrétaire général de la FCPE, désigné pour expo­ser la démarche à la presse. «On ne peut qu'être d'ac­cord avec lui lorsqu'il dé­plore les inégalités scolaires et le déterminisme social. " De même l’ambition affichée par le gouvernement de mener 50 % d'une classe d'âge au niveau bac + 3 est-­elle de celle à laquelle adhè­rent les organisations.

Banco, donc, pour une trans­formation de l'école garan­tissant la réussite des jeunes, affirment-elles... Encore faut-il s'entendre sur les mots et la façon de les mettre en œuvre.

«Tout le monde n'a pas la même notion de la réussite », relevait Dominique Guy, secrétaire générale du CRAP-Cahiers pédagogiques. «Par exemple, nous estimons qu'il ne suffit pas de mettre trois jeunes de ZEP en classe prépa à Henri-IV pour assu­rer la démocratisation », dé­nonçait-elle, faisant réfé­rence aux politiques d'égalité des chances impulsées ces dernières années. «Nicolas Sarkozy parle de garantir un niveau minimal à l'entrée en sixième, relevait encore Jean ­Jacques Hazan. Mais comment ? Via un examen ? un concours ?

Idem concernant la réforme du collège unique, «dont on ne sait ni où elle va ni comment ".

La missive des éducateurs dresse ainsi une liste de contradictions flottant entre les ambitions affichées et les mesures engagées.

"Égalité des chances" ou "ambition réussite", ces grands mots ne peuvent tenir lieu de politique de transformation démocratique de l'école, écri­vent les signataires. Au contraire, « réduire l’offre d'enseignement pour tous, li­béraliser la carte scolaire pour laisser se développer des ghettos scolaires, annoncer un collège éclaté, favoriser l'école privée, c'est menacer gravement le service public. " .

Ni sélection précoce, ni moyens amputés, mais « d'autres choix, un autre budget, une autre politique », exigent les organisations.

Et d'insister, au moment même où le gouvernement fi­nalisait son projet de budget 2008, sur le record «triste­ment historique» que celui ­ci s'apprête à exploser: 11200 postes supprimés dans l’éducation.

La promesse d'en­core « plus de précarité, de difficultés, pour tous, per­sonnels, familles, élèves », selon les signataires.

 Questions budgétaires mises à part, il n'est pas ha­bituel de les voir signer com­munément une telle lettre. Un consensus construit en laissant de côté les sujets po­lémiques - par exemple le socle commun de connais­sances - et à partir de lec­tures divergentes, en certains points, de la lettre du prési­dent.

Mais un consensus ren­forcé autour d'un principe irrévocable

pour toutes: l'af­firmation que tous les jeunes sont capables

de réussir et qu'une école qui en laisse sur le carreau est

une école qui faillit à sa tâche.

(1)Distribuée dans les établissements, il est possible

 de la signer en ligne sur le site :

http://www.lettreouverteaupresident.org/?petition=1>

 

Liste des organisations signataires : Cé,  FAEN, FERC-CGT,

FlDL, FSU, GFEN,ICEM-Pédagie Freinet,

 Ligue de l'enseignement, SGEN, UNEF, UNL,

CRAP-Cahiers pédagogiques, UNSA éducation

Billet original sur Le blog de carcassonne

Je veux, tu veux, nous voulons !

Je veux, tu veux, nous voulons !

Je veux gagner les municipales, je ne veux pas voir le déficit de mon budget.

Je veux qu'on travaille plus, car en ce qui me concerne je ne peux plus, je fais déjà 25 heures par jours !

Je veux une croissance de 3
%

je veux libérer Ingrid

je ne veux plus de clandestins en France !

je veux ...

je veux que tout le monde achète un parapluie pour qu'il pleuve !

Confondre sans arrêt cause conséquence fait beaucoup rire, beaucoup de coups médiatiques, mais n'est pas franchement efficace ! C'est un peu de la politique enfantine ! Et les parents de dire : « tu veux, ..., le roi a dit Nous voulons ! Point barre !

On en est malheureusement là !

Le ridicule ne tue pas mais la honte et le silence l'ont déjà fait !

Décidément, le monde est complexe.
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philippe tixier

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... tant qu'à faire, pourquoi pas un bouffon ?

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Un appel du collectif Ripostes

GAUCHE. Malgré la défection des Verts et de la LC R, les formations de gauche sont d'accord pour un soutien aux mobilisations sociales unitaires et syndicales.

Le collectif Ripostes des formations de gauche a rendu publique une décla­ration commune, hier, au cours d'une conférence de presse au siège du PCF. Le collectif s'était réuni au lende­main de la Fête de l'Humanité, sur l'insis­tance de Marie-George Buffet, comme il l'avait fait il y a deux ans à propos du CPE, pour déterminer des objectifs communs contre la politique de la droite.

La décla­ration commune, qui doit être diffusée par les militants des formations de gauche, qualifie la politique de Nicolas Sarkozy de «profondément injuste et totalement inef­ficace ". Elle dénonce « les 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux distribués aux plus riches" sans effet positif sur remploi. Selon les formations signataires, le PCF, le PS, le MRC, les Alternatifs, MARS­ Gauche républicaine et Convergence ci­toyenne, «Nicolas Sarkozy met en œuvre une politique fondée sur la mise en cause des protections sociales et du droit du travail " ;

Elles affirment agir pour « la pérennisation du système de répartition" pour les retraites, «la priorité à la revalorisation des salaires", des «services publics renfor­cés, rénovés et démocratisés, notamment pour l'éducation »,  «les pouvoirs des sala­riés étendus" et une nouvelle politique de l'immigration.

Les Verts n'ont pas signé la déclara­tion. «Nous participons au collectif Ri­postes, mais seulement comme observa­teurs, explique Anne Souyris, la porte-pa­role du parti écologiste. Car à force de proposer des actions sans élaborer de stra­tégie commune, j'ai peur qu'on ne déçoive encore. " Alors que la déclaration commune appelle à soutenir «les mobilisations unitaires d'ores et déjà prévues et à venir », et annonce que les formations de gauche «seront au côté des mobilisations à l'ini­tiative des syndicats pour mettre en échec la politique antisociale de la droite", la LCR a finalement décidé de ne pas signer le texte commun.

Elle avait pourtant an­noncé qu'elle était favorable à une décla­ration commune des forces de gauche, audelà des divergences de fond entre elles. «Il n'est pas exact d'écrire que la politique de Sarkozy est "totalement inefficace", écrit la LCR. Bien au contraire, elle se révèle ter­riblement efficace pour les patrons. "

C'est la raison pour laquelle la formation d'Oli­vier Besancenot estime aujourd'hui qu'elle «ne peut pas signer un tel texte ».

BenoÎt Hamon, qui représente le PS, estime « re­grettable qu'il manque des signataires ". Pour lui, «l'expression de la gauche contre Sarkozy ne se limitera pas à cette déclaration" et « il y aura de multiples oc­casions ".

« Il y avait urgence à s'exprimer d'une même voix contre la politique de Sarkozy », affirme Olivier Dartigolles pour le PCF. « C'est un point d'étape, ex­plique-t-iI, et le PCF va continuer à œu­vrer pour un front commun de toute la gauche face à la droite. »

Le porte-parole du PCF évoque notamment la manifesta­tion dont son parti a pris l'initiative pour le 27octobre.

Billet original sur Le blog de carcassonne

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